L'information élevage par l'Alliance Pastorale

Situation sanitaire en période hivernale

Situation sanitaire Février / mars 2026

Si on compare les cartes des résultats des examens coproscopiques pratiqués par notre laboratoire de l’an dernier et de cette année, on remarque que chez les animaux adultes les résultats sont toujours sur la même dynamique avec la présence d’infestations en strongles digestifs, de la petite douve, tandis que les infestations aux paramphistomes, grande douve et strongles pulmonaires sont plus présentes. Cela peut être expliqué par les orages et l’humidité qu’on a eu en juillet et août suivi par un temps doux, sans les gelées d’automne, ce qui a favorisé le développement de strongles pulmonaires. 

Chez les jeunes animaux, on retrouve cette année moins d’infestations aux strongles de bergerie que l’année passée, mais les infestations de coccidies et de ténias sont plus présentes.


Cf Bulletin de l'Alliance N°974 - Mars 2026

Des infestations de strongles pulmonaires commencent à se voir sur les résultats d’analyses coproscopiques et se développent de plus en plus dans les élevages. Ces infestations sont habituellement plus connues chez les bovins ou les caprins, mais moins en ovin. Une alternance chaleur et humidité est propice à l’infestation des pâtures par ces parasites : un hiver doux suivi d’un printemps doux et humide, puis d’une période estivale sans sécheresse avec quelques orages favorisent leur recyclage.

Associée à une météo favorable, la conduite du troupeau à l’herbe peut également être un facteur de risque en cas de surpâturage par exemple.


NB : Dans les années à venir, les aléas climatiques obligeront les éleveurs à changer leurs méthodes d’action contre le parasitisme des ovins en faisant réaliser davantage d’analyses coproscopiques pour bien le maîtriser.



Les diarrhées néonatales 


Les diarrhées néonatales de l’agneau sont l’une des causes principales ayant un impact important sur la productivité. L’agnelage est un moment critique de la vie de l’agneau pendant lequel il y a plusieurs facteurs de risque qui interviennent. Ils sont liés soit :

- à l’état corporel et sanitaire de la mère et à son comportement au moment de l’agnelage,

- au nombre d’agneaux, à leur poids, à leur température corporelle et à la quantité de colostrum disponible,

- à l’environnement dans lequel se déroule l’agnelage.


Prévenir la mortalité des agneaux causée par les diarrhées est un travail qui débute dès la mise à la reproduction. La période la plus à risque étant la fin de gestation et la période périnatale.  Il faut donc une bonne préparation à l’agnelage par l’apport d’une alimentation de bonne qualité et suffisante, d’une complémentation minérale vitaminée, faire attention au parasitisme en fin de gestation, avoir un environnement sain du lieu où se déroule la mise bas et enfin être présent les premières heures de l’agnelage pour vérifier qu’il s’est bien passé, que l’agneau n’est pas en hypothermie, qu’il a bien tété son colostrum et pour lui apporter des soins nécessaires (désinfection du cordon ombilical, désinfection des boucles d’identification lors de la pose…).   


  

Said Tahenni

Dr Vétérinaire

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