Mettre en jachère, une fausse bonne idée ?

Le contexte économique de la campagne 2026/27 s’annonce très tendu : des trésoreries en difficultés à la suite des mauvais résultats des quatre dernières campagnes, un coût des fertilisants et du carburant élevés et des prix de vente des céréales et oléo-protéagineux encore bas – malgré une amélioration ces derniers jours. A la recherche d’économies, des producteurs s’interrogent sur l’intérêt de mettre une partie de leur surface en jachère. Cette stratégie permet effectivement de réduire les charges d’approvisionnement, mais permet-elle d’améliorer la rentabilité de l’atelier grandes cultures ?

Mettre en jachère, une fausse  bonne idée ?

D’un strict point de vue économique, dans une très grande majorité des cas, remplacer des cultures de vente par de la jachère et/ou une culture à faibles intrants (type légumineuses fourragères ou prairie temporaire) aura des impacts négatifs sur l’excédent brut d’exploitation(1) et le revenu disponible(2). Certes les charges d’intrants diminueront, mais l’absence ou le faible niveau des produits(3) vont engendrer une marge brute(4) négative car la conduite de la parcelle nécessitera a minima un broyage et parfois des charges d’implantation, de semences voire de désherbage. Cette marge sera au mieux très faiblement positive, mais inférieure aux marges brutes moyennes...

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